Samedi 28 janvier 2012
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12:46
By Denis
Le ventre mou : traduisez par "no man's land" du classement pour toute formule de championnat, trop balèze pour être réellement inquiété, trop faible pour jouer les cadors et,
en matière footballistique pas assez costaud pour truster les places européennes. Objectif non avoué mais espéré par les violets cet automne.
Ventre mou comme nos bides un tantinet flasques en cette période post-fêtes et pré-chandeleur. Mou hélas de manière plus générale
comme ce Téfécé depuis le début de l'année, éliminé d'entrée de jeu en coupe de France par un Gazelec inspiré et sèchement battu par un PSG en mode atomique (3-1) en championnat. Ce championnat
désormais seul objectif pour les hommes de Casanova. Huitièmes à 31 points, soit cinq unités devant les Girondins en morceau et deux petits grains derrière les verts, mais déjà à quatre de
Rennes, premier européen avec sa cinquième place actuelle. On en oublierait presque que Marseille, après un début catastrophique, revient en boulet de canon...de quoi inquiéter le club de la
Capitale ? Je le souhaite vraiment à titre personnel, histoire d'avoir un sprint final vers le titre agrémenté de suspens bien que les cartes semblent déjà tirées depuis belle
lurette.
Bien loin des sunlights, Toulouse a besoin de se refaire la cerise pour éviter un début de crise. Machado écarté pour avoir dégainé dans la presse, le président
Sadran qui n'a rien trouvé de mieux que de régler ses comptes avec Bouscatel tout en repassant sa com' formation-citoyenneté-stabilité certes respectable et réaliste mais passant désormais en
boucle, Devaux qui attend une prolongation de contrat repoussée à l'heure actuelle jusqu'au calendes grecques, des cadres qui tirent la langue et usés physiquement (la prestation au Parc en est
le parfait exemple)...il y a décidément des choses qui ne tournent pas rond dans les couloirs du Stadium depuis quelques temps.
Ce soir, c'est Caen qui vient se pointer à la maison. Ah les Blaugrana du Calvados ! Apôtres du spectacle et des scores mirobolants pas souvent en leur faveur.
L'épopée de 1992 en défunte coupe de l'UEFA, ses Dangbeto, Gravelaine et consorts et son beau stade D'Ornano sont autant de facteurs qui font de ce club un des mes chouchous de Ligue 1. Sous la
menace d'une descente à l'étage inférieur, cette formation pourrait partir avec le trouillomètre à zéro à 19h tant leur faiblesse défensive est criante. Pourtant, il n'en est rien.
L'équipe de Franck Dumas possède de sérieux arguments susceptibles d'embêter des violets en manque de confiance : Hamouma est tout sauf un manchot sur son aile,
tout comme le bleuet Bulot, inconstant avec son son jeune âge mais incisif. Seube reste un bon métronome en milieu de terrain et, si l'on observe le banc, des garçons comme Proment et surtout
Nivet peuvent faire parler leur expérience pour faire la passe juste au bon moment dans un match fermé.
Attention donc, même avec une défense en bois de cageot, l'adversaire est à prendre très au sérieux. Pour le Téfécé, nous espérons un bon retour de Manu Rivière en
attaque. Son abattage et son physique seont autant d'atouts pour faire plier une défense centrale Heurtaux-Sorton qui n'a rien de monstroplantesque. La nouvelle recrue polyvalente Aurier devrait
être alignée comme latéral gauche pour laisser à Tabanou - dont on attend beaucoup - le champ libre. Abdennour parti à la CAN, c'est Capoue qui s'y colle en défense laissant Devaux, l'incompris,
faire office de plaque tournante du jeu.
En dépit de bonne prédispositions dans ce jeu de chaises musicales opérées par Casanova, je ne suis pas pour autant tranquille : dans le contexte actuel, tout
semble se diriger vers un nul (1-1). Croisons les doigts pour que je me plante dans ce pronostic, histoire d'éviter une fin de saison ennuyeuse et dépourvue d'enjeu.