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  • : Fou2Foot - Le Blog de Jack
  • : Blog créé par Jack, passionné du ballon rond. Ce blog est dédié au Toulouse Football Club et à ses performances en Ligue 1 et en Ligue 2...
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  • Jack
  • Animateur-journaliste depuis 15 ans sur différentes radios toulousaines. Je commente en live tous les matchs du TFC en intégralité à domicile et à l'extérieur.
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Compétition officielle Ligue 2

Matchs joués :

TFC - Clermont Foot 63 : 3 -2

AJA - TFC : 3-1

ESTAC - TFC : 1-1

FC Girondins de Bordeaux - TFC  : 0-2 (CdF)

TFC - AC Ajaccio : 3-0

Rodez - TFC : 0-1

TFC - Amiens SC : 3-0

Valenciennes - TFC : 0-1

Aubagne - TFC : 0-2

Matchs à venir :          

TFC - FC Chambly Oise : Sam 13/03 - 20h

Niort - TFC : Sam 20/03 - 20h

TFC - AS Nancy Lorraine : Sam 03/04

Classement  Actuel TFC :  3ème - 52 points

 

 

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N'oublions jamais BRICE

Podcasts des émissions radio (RMP90.1))

12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:01

par Émilien Bartoli Copie de Emilien ACA TFC

 

Sa modeste place dans l’élite du foot français ne le laisserait pas deviner, mais le TFC compte ou a compté quelques internationaux de renom dans son effectif. Du plus attendu au plus incongru, que faut-il attendre des violets engagés dans l’aventure mondialiste ? Qui va shooter au mieux dans Brazuca et faire grimper sa valeur marchande pour le plus grand plaisir d’Olivier Sadran ?

 

Le dernier match de préparation des bleus étant passé, l’heure n’est plus à espérer l’arrivée surprise de Wissam Ben Yedder dans le groupe à Didier Deschamps, conséquence d’une improbable épidémie de claquages ou lumbagos féroces de toute la ligne d’attaque tricolore. Il va falloir se consoler avec d’autres joueurs chers à notre cœur, quand bien même ils iront jouer le vingtième mondial de l’Histoire, dotés de chances bien différentes les uns des autres. Et dans des rôles tout aussi divers et variés.

 

Nous sommes bien entendu aller plus loin que les seuls joueurs appartenant à l’effectif actuel, étant entendu que les « historiques » du club violet ont gardé la griffe « esprit de famille ».

 

 

Abel Aguilar (Colombie), au TFC depuis juillet 2013

 

Fait partie du Groupe C  avec la Côte d’Ivoire, le Japon et la Grèce

 

Passé avec son équipe nationale : 49 sélections, 5 buts.

 

Titulaire ? Oui, dans un poste de travailleur recouvrant les qualités d’un 6 et d’un 8 comme au TFC.

 

La place pour aller au-delà du premier tour ? Oh que oui, les Colombiens sont têtes de série du groupe C, sans doute le plus ouvert et homogène avec Grèce, Côte d’Ivoire et Japon en adversaires. Deuxièmes des éliminatoires d’Amérique du Sud derrière l’Argentine, les hommes de José Pekerman retrouvent par la grande porte une compétition qu’ils n’ont plus disputée depuis 1998.

TFC-Mondialistes---Abel-Aguilar-avec-Colombie2.jpg

 

Serge Aurier (Côte d’Ivoire), au TFC depuis janvier 2012

 

Fait partie du Groupe C avec la  Colombie, le Japon et la Grèce

 

Passé avec son équipe nationale : 8 sélections.

 

Titulaire ? A priori oui, à un poste d’arrière droit qu’il a finalement peu occupé avec son club cette saison.

 

La place pour aller au-delà du premier tour ? Idem que l’ami Aguilar, puisque la Côte d’Ivoire a eu pour une fois la bonne idée de tomber dans une poule accessible. De bon augure après les missions impossibles des épreuves précédentes : Allemagne 2006 (Argentine, Pays-Bas, Serbie) et Afrique du Sud 2010 (Brésil, Portugal, Corée du Nord).

TFC-Mondialistes---Serge-Aurier-avec-Cote-D-Ivoire.jpeg

 

Jean-Daniel Akpa-Akpro (Côte d’Ivoire), pro depuis 2011 (formé au club)

 

Fait partie du Groupe C avec la  Colombie, le Japon et la Grèce

 

Passé avec son équipe nationale : 1 sélection

 

Titulaire ? Non, le feu follet débute tout juste au haut niveau, il devrait faire office de doublure d’Aurier ou jouer les jokers au milieu de terrain, Sabri Lamouchi a l’air de le considérer avant tout comme un défenseur, ah le naïf ! Sa boulette inaugurale en amical face à la Serbie fin mai annonce la couleur (cf vidéo).

 

La place pour aller au-delà du premier tour ? Voir Serge Aurier.

 

La Boulette de JD

 

TFC-Mondialistes---JD-Akpa-Akpro---Serge-Aurier-facebook.jpg

Moussa Sissoko (France), Formé au TFC, pro de 2007 à 2013

 

Fait partie du Groupe E avec le Honduras, la Suisse et l’Equateur.

 

Passé avec son équipe nationale : 17 sélections.

 

Titulaire ? Valeur sûre de Didier Deschamps pour son côté dépanneur impliqué, il n’en reste pas moins un pur remplaçant, compte tenu de la valeur intrinsèque de ses concurrents au poste de milieu défensif/relayeur. Devrait avoir un rôle intéressant à jouer dans les derniers quarts d’heure de chaque rencontre, au pire il tapera le carton avec Rio Mavuba.

 

La place pour aller au-delà du premier tour ? Encore heureux. L’entrée en matière face au Honduras ne doit souffrir d’aucun retard à l’allumage, sous peine de créer un psychodrame comparable à ceux des Mondiaux ou Euros 2006, 2008, 2010 (trois 0-0 d’école devant Suisse, Roumanie et Uruguay).

TFC-Mondialistes---Moussa-Sissoko-en-EDF.jpg

 

Dany Nounkeu (Cameroun), au TFC de 2009 à 2010

 

Fait partie du Groupe A avec le Brésil, le Mexique et la Croatie.

 

Passé avec son équipe nationale : 16 sélections.

 

Titulaire ? Bon soyons sérieux, nous sommes allés chercher un peu loin, ce temps que les supporteurs violets de moins de cinq ans ne peuvent pas connaitre. Entre temps, ce numéro 5 à l’ancienne est devenu une véritable star du championnat turc (Gaziantepspor, Galatasaray, Besiktas), sans pouvoir supplanter N’Koulou et Chedjou. Nous aurions aimé parler ici de son compatriote Achille Emana, éminent ancien de la maison violette, aujourd’hui noyé dans le championnat mexicain au point de ne plus être appelé.

 

La place pour aller au-delà du premier tour ? Théoriquement oui, mais cela s’annonce compliquée pour cette équipe propice aux scandales. Comme à l’accoutumée des premières polémiques ont déjà émergé au sujet du versement des primes et la bande à Eto’o a procédé à un chantage en règle envers la fédération.

 TFC-Mondialistes---Dany-Nounkeu-avec-Cameroun.jpg

 

Souhaitons bon vent à ces hommes à l’histoire teintée de violet, nous ne manquerons de commenter leurs performances, seraient-elles minimes ou décevantes, durant ce mois total football au Brésil.

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 18:38

par Émilien Bartoli

Copie de Emilien ACA TFC 

Dernière partie de l’évaluation sous forme professorale des joueurs du Toulouse Football Club. Nous nous attardons pour conclure sur les éléments poussifs voire les cancres de la classe.

 

 

*Zacharie Boucher 9/20

 

17 matchs – 1530 minutes

 

En l’espace de 17 rencontres disputées, celui qui est arrivé du Havre comme un cheveu sur la soupe pour prendre la place d’Ali Ahamada, a encaissé 27 buts, contre 26 en 21 matchs pour le précédent titulaire. Avec un peu de mauvaise foi, on pourrait s’en tenir à ce constat, mais parait-il, et c’est possible, que le jeu plus débridé des violets durant la phase retour se prêtait à une telle exposition défensive. Il est vrai que le portier n’est pour rien dans l’escalade de pénaltys concédés par ses équipiers dés son arrivée, notamment au Stadium (un contre Bastia, deux devant le Paris SG, deux face à Reims), il est davantage coupable de faiblesse sur ses plongeons approximatifs face à des frappes faiblardes et de son manque d’autorité sur les défenseurs. Le début de la prochaine saison sera décisif pour statuer sur le niveau de Boucher. Ces quatre derniers mois auront été au choix une période de rodage nécessaire ou l’illustration de débuts trop prématurés en L1.

 

TFC-Bilan-2013-2014-Boucher.jpg

Son match référence : TFC-Saint-Étienne 0-0 (24e journée)

 

Des sorties propres, quelques arrêts sur des frappes lointaines, guère plus à saluer dans une rencontre où il aura été peu inquiété, tout comme le spectateur dont rien n’est venu réveiller la torpeur. Un aperçu rassurant, à défaut de grand match. Dommage d’enchainer quelques jours plus tard avec trois buts encaissés face à Bastia.

 

Résumé vidéo TFC / ASSE

 

 

*Pantxi Sirieix 9/20

 

12 matchs – 467 minutes – 1 but

 

Les quolibets à l’issue de son entrée en jeu (de trois minutes !) face à Evian TG, et l’égalisation des visiteurs dans la foulée, ont injustement réduit le violet historique de l’effectif à un homme passé et périmé (30e journée). Suite à cette rencontre, il devra attendre l’ultime réception pour rejouer. Manque de chance il aura aussi été, cette fois à plus long terme, de la purge chez l’AS Moulins en Coupe de France. Pourtant en y regardant de prés, ses statistiques ne démontrent rien de catastrophique. D’autant que ses titularisations en L1 se comptent sur les doigts d’une seule main. Cinq rencontres pour une seule défaite, le flop inaugural à Valenciennes. Aucun doute, son abattage est moindre que celui des autres milieux défensifs, son rythme plus lent, son déchet technique plus manifeste et son nombre de ballons perdus plus important. Cependant, il y a des qualités qu’on ne peut lui enlever : son implication totale et sa polyvalence. Il reste ce joker bouche-trou dont tout entraineur a besoin, à condition de le lancer dans le bon timing.

 

TFC-Bilan-2013-2014-Sirieix-vs-Bordeaux.jpg

Son match référence : TFC-Bordeaux 1-1 (2e journée)

 

Nous parlons d’un temps que les moins d’un an ne peuvent pas connaitre, Sirieix en ce temps-là pouvait encore jouer l’intégralité d’une partie sans que tout enjeu soit mort. Il s’agit de la première étape d’une longue série de points abandonnés au Stadium, alors que la victoire était au bout des crampons. Au sein d’un collectif passablement marqué par la calamiteuse entame de saison au Stade du Hainaut, Sirieix colmate les replis hasardeux d’Akpa-Akpro et Regattin, déborde à l’occasion, frappe même au but. Le tout sans la moindre flamboyance, seulement avec la petite touche utilitaire du bon porteur d’eau.

 

Résumé vidéo TFC / Bordeaux

 

 

*Jonathan Zebina 8/20

 

20 matchs – 1598 minutes – 6 cartons jaunes et 1 carton rouge

 

Si la valeur d’une équipe se mesurait à l’aune de celle de son capitaine, le TFC 2013-2014 mérite assurément sa place dans le ventre (très) mou. N’enlevons cependant rien au mérite de l’ancien international (1 sélection en amical), venu apporter son expérience et son prestige au cœur d’un effectif composé de quasi anonymes. Pour ce qui est de mettre les projecteurs sur lui, l’ancien de la Juventus aura encore fait carton plein cette saison. Star du banc de touche pour cause de physique capricieux pendant les trois premiers mois de compétition, il loupe sa partition de sauveur quand il joue toute la 2e mi-temps du désastre face aux Rennais sans rien pouvoir inverser, puis prend son rôle de titulaire à bras-le-corps pendant quelques journées, pour hélas retomber dans ses travers via une expulsion ridicule contre Montpellier à la 17e journée (double avertissement pour contestation bête et méchante). Et ainsi a-t-il régulièrement joué à ce yo-yo exténuant : Rassurant devant Saint-Étienne, à la rue contre Bastia, valeureux à Nice puis dépassé à Ajaccio, avec en point d’orgue cet ego démesuré qui l’incite à gâcher le pénalty de la victoire. Loin d’être l’exemple à suivre pour les troupes.

 

TFC-Bilan-2013-2014-Zebina.jpg

Son match référence : Lille-TFC 1-0 (14e journée)

 

Une fois n’est pas coutume il faut remonter à une défaite toulousaine pour saluer la prestation d’un de ses joueurs cadres. En l’occurrence, la longue résistance au Stade Pierre-Mauroy face à des Lillois archi-dominateurs, doit beaucoup à son capitaine. Agressif dans le bon sens du terme (30 ballons gagnés), précis dans ses relances (90% de passes réussies), il aura aussi tenté de mettre le feu offensivement, ne serait-ce que par ses fameuses « prises de responsabilités » sur les coups francs.

 

Résumé vidéo Lille / TFC

 

 

 

*Issiaga Sylla 7/20

 

32 matchs – 2446 minutes – 3 buts et 1 passe décisive – 4 cartons jaunes


Comment expliquer à un joueur à vocation défensive que sa première mission est tout simplement de défendre ? Depuis la jurisprudence Roberto Carlos, et dans une moindre mesure Bixente Lizarazu, beaucoup négligent cette basse besogne. Le jeune Issiaga Sylla serait-il le rejeton de cette exception devenue la règle ? Son allant offensif se mesure au-delà de ses trois buts inscrits en championnat puisqu’il enregistre un ratio enviable de 18 tirs cadrés sur 33 tentatives ou a été pris à huit reprises au piège du hors-jeu, indicateur plutôt pertinent sur son positionnement avancé. En contrepartie, le couloir gauche qu’il est censé tenir prend régulièrement des allures de boulevards pour l’adversaire, aspect renforcé quand Steeve Yago l’épaule à sa tâche. Timidité dans les duels, défaut de placement, remontée de terrain poussive, Sylla tire plus souvent la langue qu’à son tour. Son avenir à ce poste rend légitimement sceptique.

 

TFC-Bilan-2013-2014-Sylla.jpg

Son match référence : Saint-Étienne-TFC 1-2 (6e journée)

 

Ce déplacement fut à l’image du début de saison plein d’espoirs, amorcé par Sylla. On brocardait déjà ses approximations, mais on louait ses vertus aventureuses. Sa quinzaine de ballons perdus passait inaperçu tant son activité offensive se traduisait par de brillantes données : six centres au cordeau, deux tirs cadrés et surtout le but décisif à un quart d’heure de la fin.

 

Résumé vidéo ASSE / TFC

 

*Steeve Yago 5/20

 

24 matchs – 1754 minutes – 5 cartons jaunes

 

On ne peut révéler un Aymen Abdennour chaque saison. Le TFC en a fait l’amère expérience avec le Burkinabé Yago, appelé d’emblée à de lourdes responsabilités l’an dernier pour cause d’absences prolongées de Zebina. Tantôt axial, tantôt latéral droit ou gauche, le jeune loup n’a jamais respiré la sérénité. Son sens du placement et ses interventions dénuées d’autorité prêtent à l’effroi. Et contrairement à Sylla, on ne peut même pas rééquilibrer les débats en vantant ses talents offensifs. Absent de la construction du jeu, pas audacieux pour un sou (un seul tir tenté de toute la saison), pas même rugueux pour compenser ses lacunes techniques, Yago porte sans conteste le bonnet d’âne de la classe violette.

 

TFC-Bilan-2013-2014-Yago.jpg

Son match référence : TFC-Nantes 1-1 (36e journée)

 

C’est quand il n’y a plus rien à perdre que Casanova décide de lancer en jeu Yago…pour cause de blessure prématurée de Spajic. Cela a le mérite de lui insuffler un peu de confiance. S’il est aussi passif que ses coéquipiers sur l’ouverture du score nantaise dans la foulée de son entrée en jeu, on ne le reconnait plus par la suite. Combattif, rigoureux, appliqué. Ainsi arrache-t-il de nombreux ballons et distribue le cuir avec une propreté qu’on ne lui connaissait pas (95% de passes réussies). Les deux derniers matchs confirment ce regain de motivation, sans toutefois convaincre.

 

Résume vidéo TFC-Nantes

 

 

Fin du bilan joueur par joueur, rendez-vous pour un ultime débriefing de la saison toulousaine qui consistera à révéler les nominations aux TFC awards, catégories sérieuses comme incongrues seront de la partie.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 08:34

par Émilien Bartoli

 

Emilien et StadiumSuite du débriefing très scolaire sur le dernier exercice des violets en Ligue 1. Cette deuxième partie est consacrée aux joueurs dont on peut qualifier la saison de correcte voire satisfaisante.

 

 

*Abel Aguilar 14/20

 

27 matchs – 2452 minutes – 1 but – 7 cartons jaunes

 

Rude voire rustre, le transfuge colombien que peu connaissait avant l’été dernier (malgré 40 sélections en équipe nationale) a remplit sa mission sans hésiter à y aller de la semelle quand nécessaire. Soyons clair, avec ce type de joueur, nous ne parlons pas de conduite de balle bluffante ou d’art de l’ouverture millimétrée, mais davantage d’un travailleur du football, un besogneux à l’investissement certain. Fort de sa riche expérience (Udinese, Saragosse, La Corogne), Aguilar occupe le rôle ingrat d’empêcheur de jouer en rond…central en l’occurrence. Il ratisse, il s’accroche aux basques, il contrarie les transmissions, et se contente (souvent) une fois le bébé récupéré, de le glisser à son entourage direct, tels Chantôme, Didot ou Sylla. Un style agressif enrageant pour l’adversaire, ce qui conduit à sa présence simultanée dans les camps de ceux commettant le plus de fautes et ceux en subissant plus que la moyenne. Au fil de la saison, son influence a pris de l’ampleur dans l’entrejeu, l’a incité à davantage porté la balle, voire transpercer le premier rideau défensif et déclencher des frappes lointaines. Une belle satisfaction malgré les limites évoquées.

TFC Bilan 2013-2014 Aguilar vs PSG

Son match référence : Paris SG-TFC 2-0 (8e journée)

 

Fin septembre, Abel Aguilar n’a encore rien démontré au cœur d’une équipe cherchant son équilibre. Pire, il n’a plus joué la moindre minute depuis une défaite à Bastia à la 4e journée.

Il va affirmer son style viril lors d’une rencontre où il tâte le cuir à 70 reprises (ratio égal à celui de Chantôme, et seulement 4 ballons en dessous de celui de Didot), commet cinq fautes et en subit quatre en retour. La propreté de son football se matérialise aussi par un joli 86% de passes réussies, même si loin des 97% de Chantôme. Et bonus non négligeable, il joue des épaules (et vaguement des coudes) avec Monsieur Zlatan Ibrahimovic et l’expédie face contre terre. À une époque où tous les joueurs défensifs de L1 sont intimidés par le géant suédois, c’est un inconnu de la maison violette qui démontre ne pas le craindre.


*Martin Braithwaite 13/20

 

32 matchs – 2600 minutes – 7 buts et 6 passes décisives – 1 carton jaune

 

Bilan mi-figue mi-raisin pour l’attaquant danois. Pressenti au cours des matchs allers pour être celui des trois avants-centres à finir avec le total le plus reluisant, Braithwaite aura stoppé son compteur lors de la 25e journée à Lorient. Suivait son invraisemblable loupé sur la ligne face au PSG et un positionnement plus en retrait en faveur de Ben Yedder, auteur lui de neuf buts lors des treize derniers matchs de championnat. Aussi le successeur attitré de Daniel Braaten, sportivement et esthétiquement, aura donné l’image d’un buteur à éclipses, d’un homme parfois absent des phases entières d’une rencontre. Malgré des données chiffrées satisfaisantes concernant la dernière passe, sa complémentarité avec Ben Yedder n’a que rarement sauté aux yeux.

TFC-Bilan-2013-2014-Braithwaite.jpg

Son match référence : Bordeaux-TFC 0-1 (20e journée)

 

Cette rencontre est une espèce d’OVNI dans la saison du Danois, il y touche environ le double de ballons qu’à son habitude (55) et plus de deux fois le total de son compère offensif du soir (Ben Yedder, 25), gagne une succession de duels en redescendant s’alimenter en milieu de terrain, se permet même quelques centres bien sentis, adresse enfin une ouverture lumineuse qui permet au même Ben Yedder d’obtenir un pénalty, hélas manqué. Qu’importe, le début de 2e mi-temps se concrétise par l’ouverture du score de Braithwaite sur une « passe de la mort ». Cette victoire dans le derby de la Garonne amorçait une série vertueuse.

 

*Ali Ahamada 12/20

 

21 matchs – 1890 minutes – 1 carton jaune

 

Quel est donc le crime honteux qui justifie que l’international espoir ait été délesté d’un poste de gardien titulaire détenu depuis 2010, au profit d’un petit nouveau à la mi-janvier ? Un passage au travers lors d’un naufrage collectif devant Rennes (0-5) comme il en arrive un tous les cinq ans ? En dehors de ce camouflet, Ahamada n’a jamais démérité. Essentiel pour ce qui est de points glanés de manière inespérée à l’extérieur, comme à Monaco où il activa le mode « mur » (0-0) ou à Lyon (1-1), il est aussi auteur de trois « clean sheet » à domicile, loin d’être négligeable quand on connait le bilan collectif au Stadium.

TFC-Bilan-2013-2014-Ahamada.jpg

Son match référence : Reims-TFC 1-2 (10e journée)

 

La deuxième victoire de la saison à l’extérieur doit beaucoup au dernier rempart toulousain. Rentrés aux vestiaires avec un but d’avance flatteur, les violets subissent les assauts des locaux durant l’ensemble des 45 minutes suivantes. L’échéance de l’égalisation est retardée en vain, mais au cœur de la vague rémoise Ali détourne un vicieux coup franc placé au ras du premier poteau (67’) puis sort des deux poings pour interrompre une offensive particulièrement dangereuse (71’). Quelques minutes plus tard, le hold-up prend la forme d’un pénalty de Braithwaite.

 

*Uros Spajic 12/20

 

32 matchs – 2584 minutes – 9 cartons jaunes et 2 cartons rouges

 

Dans le genre viril, le défenseur central/latéral serbe s’est posé là. Ceux qui espéraient voir débouler un successeur à Mauro Cetto en sont pour leurs frais. Commencée de manière cocasse lors de la purge à Valenciennes (expulsion directe pour une faute…de Yago), sa saison s’est finalement avérée largement positive. À son actif, une volonté de fer qui lui permet de lutter avec ses armes, malgré ses limites dans le jeu aérien et le sens du placement sur coups de pieds arrêtés. Son palmarès peu flatteur au niveau des avertissements reçus témoigne aussi bien de sa tendance aux fautes grossières que de son hyperactivité.

 TFC-Bilan-2013-2014-Spajic-vs-Evian-TG.jpg

Son match référence : TFC-Evian TG 1-1 (30e journée)

 

Sans ce flottement collectif provoquant l’égalisation en fin de rencontre, cette réception d’ETG avait tout de la copie parfaite pour le trio défensif Spajic-Zebina-Veskovac, encore qu’un léger manque d’agressivité avait permis des face à face inopportuns entre Bérigaud et Boucher. Dans son style guerrier, Spajic aura conquis vingt ballons, délivré 85% de relances propres et même réussi à trouver le cadre sur une de ses deux frappes.

 

*Dusan Veskovac 12/20

 

14 matchs – 1260 minutes – 1 passe décisive – 2 cartons jaunes

 

Adaptation ultra rapide pour l’une des trois recrues du mercato hivernal. Titularisé pour la première fois en latéral droit lors du succès au Moustoir de la 25e journée, il n’a pas loupé la moindre minute de jeu depuis. Un peu moins rugueux et légèrement plus technique que Spajic, il est de la trempe des bons petits défenseurs ne s’aventurant que très peu hors de leur zone de prédilection. À noter tout de même une passe décisive à l’attention de Ben Yedder pour ce qui constitue l’ultime but de la saison.

 TFC-Bilan-2013-2014-Veskovac-vs-Nantes.jpg

Son match référence : TFC-Nantes 1-1 (36e journée)

 

Lors d’une rencontre où les violets ont monopolisés le ballon à 65%, le petit nouveau n’a pas été en reste avec une soixantaine de ballons joués et 95% de passes réussies. Sa solidité défensive n’aura été qu’une maigre consolation puisque c’est une nouvelle victoire à portée de bras qui s’échappait, enfonçant un peu plus le bilan à domicile du club haut-garonnais.

 

*Jean-Daniel Akpa-Akpro 12/20

 

22 matchs – 1474 minutes – 1 but et 1 passe décisive – 5 cartons jaunes

 

Un cas à part qui laisse toujours aussi circonspect. Autant sa fougue et ses orientations offensives séduisent, autant son repli et son implication dans les duels laisse à désirer. Le tout complexifié d’un physique fragile, cause de nombre de ses absences et son impossibilité de devenir un titulaire à part entière. Ainsi sa malencontreuse rechute face au Paris SG (26e journée) alors qu’il venait de livrer plusieurs rencontres de haut niveau entre la fin de la phase aller et le début des matchs retours.

TFC-Bilan-2013-2014-Akpa-Akpro-vs-PSG.jpg

Son match référence : Nantes-TFC 1-2 (18e journée)

 

Quel panache ! Un but, treize ballons gagnés, 85% de passes réussies, cinq centres après des débordements dont il a le secret, la Beaujoire a été le temps d’un soir le jardin de JD Akpa-Akpro. Bien sûr, un certain déchet technique est toujours là (17 ballons perdus), mais ne saurait mettre en cause l’audace de ce feu-follet. À l’heure des footballeurs roboratifs, une telle fraicheur doit être encouragée.

 

 

*Adrien Regattin 11/20

 

20 matchs – 859 minutes

 

L’envie ne fait pas tout. La tentation de traiter le cas Regattin de la même façon que celui d’Akpa-Akpro est forte. Les deux hommes ont néanmoins des qualités et des vocations différentes. Quand l’un bouffe littéralement la ligne de touche et vise à distribuer des caviars, l’autre ne jure que par l’axe et l’attirance vers le but. Quand l’un est un adepte de la fine esquive, l’autre provoque volontiers les chocs par son goût des dribbles endiablés. Quand l’un demande sagement le ballon, l’autre mord dedans comme un mort de faim. Le marocain correspond évidemment à la deuxième description. Son maniement du ballon a peu d’équivalent dans l’effectif violet et se concrétise par l’affolant nombre de fautes commises sur lui : 46, alors même que son temps de jeu cumulé n’atteint pas les dix rencontres. L’histoire dure hélas depuis plusieurs années : Regattin demeure ce jeune au talent certain ne sachant pas se fondre dans un collectif. Sans doute convaincu lui-même de son don, il choisit encore trop souvent la solution personnelle. Illustration en cette fin de saison avec son acharnement à vouloir marquer face à Nantes (1-1, 36e journée). Pas moins de cinq tirs pour aucun cadré, attitude que ses détracteurs auront tôt fait de qualifier d’égoïste.

TFC-Bilan-2013-2014-Regattin-fin-de-match-vs-Bordeaux.jpg

Son match référence : Bordeaux-TFC 0-1 (20e journée)

 

Le temps d’un soir du côté de Chaban-Delmas, Adrien Regattin a véritablement rendu fou toute une équipe. Peu l’ont remarqué hélas puisqu’il a eu la mauvaise idée d’être excellent au moment où son club accomplissait sa prestation collective la plus aboutie. Les dix fautes commises par les Girondins sur sa seule personne témoignent de sa conduite de balle irascible. Ses colossaux totaux de 90 ballons touchés et 90% de passes réussies, un soir où le TFC devait se passer de Chantôme, prouve qu’il peut être mieux qu’un plan B. Seul bémol, le cadre s’est de nouveau dérobé sur chacune de ses trois tentatives.

 

*Oscar Trejo 11/20

 

32 matchs – 2073 minutes – 2 buts et 1 passe décisive – 5 cartons jaunes et 1 carton rouge

 

Le meneur argentin est le prototype du joueur que l’on aimerait adorer, et même que l’on apprécie pour sa savante façon de manier la chique avec élégance, mais qui au final insupporte par son manque de précision et de pragmatisme dans les trente derniers mètres. À titre d’exemple, il aura fallu attendre la 6e journée pour qu’il effectue son premier tir cadré, malgré des titularisations constantes et l’évolution dans une zone de jeu censée faire naître le danger. Au final, il sera parvenu à cadrer 9 de ses 36 tentatives, une misère ! Sa proportion de ballons perdus est tout aussi éloquente, sur ce même match à Saint-Étienne il laisse échapper pas moins de vingt fois le précieux. Adaptation délicate à la Ligue 1 pour ce relatif petit gabarit n’ayant connu que le championnat albiceleste et la Liga ?

 TFC Bilan 2013-2014 Trejo vs OL

Son match référence : TFC-Lyon 0-0 (34e journée)

 

Ici, le terme « référence » prend toute sa signification, ne se traduit assurément pas par « meilleur » mais par « emblématique ». Trejo a délivré une prestation résumant l’entièreté de sa première saison dans la ville rose. Joueur à toucher le plus de ballons (78), et à en perdre plus d’un tiers (28), il est aussi le premier à alimenter le duo d’attaque, à percer au milieu d’un OL très regroupé. Las, il se distingue par un tir…non cadré bien entendu.

 

*Eden Ben Basat 11/20

 

24 matchs – 846 minutes – 4 buts – 2 cartons jaunes

 

Le troisième homme de l’attaque toulousaine traine toujours son spleen dans un système de jeu peu compatible avec ses qualités. Où est passé celui qui claquait une dizaine de pions en une demi-saison à Brest ? Souvent efficace dans un jeu de déviation façon Premier League, l’Israélien a davantage joué les utilités pour libérer des espaces, faire plier physiquement une défense. Ses rares associations avec Ben Yedder ont laissé entrevoir une possible complémentarité, à condition que l’un des deux soit davantage un attaquant de soutien qu’une deuxième pointe. Or, ce rôle-ci a souvent échu à Ben Basat. On l’a souvent vu courir, faire la navette entre les défenseurs centraux pour ne toucher que modérément le cuir. Un travail de longue haleine le transformant en poison lent au détriment de son instinct de renard des surfaces. Si nostalgique du 4-1-4-1 il y a, il ne faut pas le chercher ailleurs. Son transfert imminent pourrait faire la joie d’un autre club du ventre mou.

TFC-Bilan-2013-2014-Ben-Basat-vs-Reims.jpg

Son match référence : TFC-Reims 3-2 (28e journée)

 

Paradoxal que de distinguer une rencontre où l’attaquant s’est illustré en marquant d’une « mimine » plongeante discrète et savoureuse, punie symboliquement par une légère blessure en l’exécutant. Heureusement, il a contribué davantage encore au plus gros renversement de situation de l’année (0-2 à la MT). D’abord en enchainant les occasions, trois tirs dont deux cadrés, puis en adressant des centres à qui voulait sonner la révolte. Enfin, et surtout, Ben Basat a su faire plier au physique une défense progressivement dépassée. Quand bien même c’est un chef d’œuvre de Ben Yedder qui aura clôt le bal.

 

*Pavle Ninkov 10/20

 

19 matchs – 1096 minutes – 2 passes décisives – 2 cartons jaunes

 

Théorie du travail invisible ou non, il est de fait que Ninkov est le milieu de terrain le moins influent de l’équipe. Ce n’est pas ses titularisations à droite de cette fin de saison qui auront convaincu du contraire. À un poste où un Serge Aurier excelle, le Serbe se singularise par sa transparence et son manque d’impact. Jamais catastrophique, jamais transcendant non plus.

TFC-Bilan-2013-2014-Ninkov-vs-Lorient.jpg

Son match référence : TFC-Marseille 1-1 (5e journée)

 

Dans une rencontre où les locaux méritaient mieux que les partages des points, Ninkov a eu une activité au-dessus de ses standards habituels. Notamment un allant offensif qu’il manifesta par pas moins de huit centres, agrémentés de trois tirs dont deux cadrés. Il aura pesé sans être directement décisif. Une vertu qui lui vaut la moyenne sur l’ensemble de la saison.

 

 

Suite et fin de ce dossier lors de la dernière partie qui s’attaquera aux cinq joueurs dont on peut qualifier les prestations d’insuffisantes voire mauvaises.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:09

par Émilien Bartoli

 

Copie de Emilien ACA TFCLa face est sauve. Grâce à un ultime succès (3-1) contre des Valenciennois déjà assurés de descendre en Ligue 2, couplé à des résultats par ailleurs favorables, l’équipe d’Alain Casanova termine à la 9e place. Soit dans la première moitié du classement pour la quatrième année consécutive, preuve de l’implantation du TFC comme bon petit club du ventre mou. Avant de rêver plus grand, voyons quelle a été la contribution de chaque joueur dans cette saison sans peur, mais non sans reproches. Cette première partie est consacrée aux joueurs dont on peut qualifier la saison de très satisfaisante.

 

 

Un tel exercice de notation exige évidemment de pouvoir juger sur pièces. Aussi excluons d’entrée de toute appréciation les éléments qui n’ont eu que des bouts de matchs à se mettre sous la dent. Au-delà de premières impressions et de croyance intuitive, qui est apte à estimer la valeur des récentes recrues François Moubandje, Dominik Furman ou Mihai Roman ? Même commentaire pour les jeunes loups tels Danny Marury, Illias Hassani ou Driss Trichard. Au niveau des gardiens de buts, Olivier Blondel et Marc Vidal n’ont pu également se mettre en évidence.

 

Enfin, nous ne nous étalerons pas sur le cas spécifique d’Aymen Abdennour, élément majeur durant la première moitié de saison, parti sous les couleurs monégasques en Janvier dernier. Ce bilan concerne donc les joueurs ayant eu une implication notable sur le championnat et appartenant toujours au club au coup de sifflet final de TFC-VA le samedi 17 mai. On en dénombre dix neuf.

 

À titre indicatif les stats des éléments du groupe non notés :

 

Dominick Furman 5 matchs (155 minutes)

Olivier Blondel 2 matchs (180 minutes)

Mihai Roman 5 matchs (83 minutes)

François Moubandje 3 matchs (58 minutes)

Dany Maury 1 match (50 minutes)

Ilias Hassani 1 match (40 minutes)

Driss Trichard 1 match (5 minutes)

Marc Vidal (gardien de l’équipe reserve) 0 match

Gaël Vena 0 match

François David 0 match

Kevin Rodrigues 0 match

Manuel Delgado 0 match

Amadou Soukouna 0 match

Zaniou Sana 0 match

 

Dernière précision, sont uniquement prises en compte les prestations en championnat, ce qui n’aura qu’une petite incidence vu les « brillants » parcours en compétitions à élimination directe cette saison (deux tours en Coupe de France comme en Coupe de la Ligue).

 

 

*Serge Aurier 18/20


34 matchs – 3044 minutes – 6 buts et 6 passes décisives – 11 cartons jaunes

 

Milieu et arrière droit, puis carrément milieu gauche de secours en fin de saison, l’Ivoirien a littéralement été le métronome du onze toulousain. Impact physique à la récupération, habileté technique, débordements majestueux et explosion offensive, tout y était. Le vice-capitaine des violets a particulièrement été prépondérant aux avant-postes durant la série vertueuse du club après la trêve hivernale, inscrivant notamment 5 de ses 6 buts entre la 23e et la 32e journée.

Seuls bémols à son égard, une très forte propension à être jauni par le corps arbitral d’où ses rares absences sur les feuilles de match, ainsi que des failles dans ses interventions aériennes, responsables de quelques buts encaissés.

 TFC-Bilan-2013-2014-Serge-Aurier.jpg

Son Meilleur Match : Lorient-TFC 1-3 (25e journée)

 

Ni plus ni moins qu’un récital. Mené 1-0 à la mi-temps, les violets renversent la vapeur comme il est alors de coutume. À l’image de son club, l’international ivoirien montait tout doucement en chauffe. Devancé de la tête sur le but lorientais, il allait se faire pardonner au centuple sa petite erreur. Ses percées et frappes déclenchées sans le moindre préavis provoquèrent les frissons d’usage en début de deuxième période. Suit un centre au cordeau pour l’égalisation de Ben Yedder à l’heure de jeu, puis le but de l’avantage dont il se charge en personne. Dés lors son implication déteint ses équipiers qui déroulent jusqu’au coup de sifflet final et rajoutent un pion en chemin.

 

*Wissam Ben Yedder 17/20

 

38 matchs – 2991 minutes – 16 buts et 5 passes décisives – 2 cartons jaunes

 

Encore un peu et il aurait fallu parler de légère régression concernant l’attaquant de poche révélé au cours de la saison précédente. Mais l’ancien joueur de futsal a signé un triplé salvateur lors de la réception crépusculaire de Valenciennes, ce qui lui a permit de dépasser d’une unité son meilleur total de réalisations. Au-delà de la simple analyse statistique, celui que l’on peut aujourd’hui considéré comme le réserviste du réserviste en équipe de France (parions sur une sélection rapide post-mondial et une place à l’euro 2016) aura étincelé par des gestes de classe internationale, une technique largement au-dessus de la norme ligue 1 et su prouver son sens du collectif lors de certaines rencontres fermées. Un talent qu’il sera bien dur de conserver. Et dire qu’il fêtera seulement ses 24 ans cet été…

TFC Bilan 2013-2014 Wissam Ben Yedder

Son Meilleur Match : TFC-Paris SG 2-4 (26e journée)

 

Sortir du lot un jour où le roi Zlatan signe un triplé ce n’est pas rien. En toute fin d’une première mi-temps qui s’est résumée côté TFC à de longs ballons inexploitables, il parvient à égaliser d’une splendide reprise de volée. Alors que le club de la capitale mène par 1-3, il entretient l’espoir via une belle frappe enveloppée à vingt minutes de la fin. Un doublé en plus d’une activité incessante qui aura fait tourner en bourrique les joueurs parisiens à vocation défensive, Thiago Motta le premier, lui qui aurait logiquement dû écoper d’un rouge deux minutes après la reprise.

 

*Etienne Didot 16/20

 

33 matchs – 2453 minutes – 1 but et 2 passes décisives – 7 cartons jaunes

 

Sixième saison dans la ville rose pour l’ancien du Stade Rennais. Force est de constater qu’il se bonifie avec le temps. Encore trop perçu comme un récupérateur comme les autres, utile mais loin d’être unique en son genre, il a marqué cette saison de son empreinte et fait de son apparente normalité, une valeur inestimable. Propre sur lui, sans fantaisie, sans manier de conduite de balle magistrale ou amorti du diable-vauvert, Didot est pourtant un des éléments-clés d’un collectif. Les commentaires qui ont sied à Claude Makalele toute sa carrière pourraient lui être transposé sans mal : « Rien ne sert d’avoir neuf Ben Yedder si on ne peut compter sur un Didot. » Illustration du proverbe ? Au choix, le déséquilibre à sa sortie de terrain survenu contre Evian TG (1-1, 30e journée) ou les flottements de l’entrejeu lors des rencontres qu’il a dû manquées ou débutées sur le banc, notamment TFC-Bastia (1-3), Montpellier-TFC (2-1) ou Guingamp-TFC (2-0).

TFC-Bilan-2013-2014-Didot-vs-Bordeaux.jpg

Son Meilleur Match : Nantes-TFC 1-2 (18e journée)

 

Le tournant de la saison pour Didot, et dans un sens pour son club puisque son statut de bon voyageur naît véritablement avec ce 3e succès hors de ses bases. Réduit à un rang de remplaçant de luxe lors des cinq rencontres précédentes, car en balance avec Trejo voire Sirieix, le milieu défensif retrouve la joie du coup d’envoi grâce aux absences conjuguées de Chantôme et Sylla. Cette rencontre va changer la donne, aboutir à sa présence continue dans le onze de départ jusqu’à la fin de saison (hors suspensions et blessures). Placé face à ses responsabilités, Didot active les manettes du jeu durant 85 minutes au cœur d’un 3-5-2 comprenant des joueurs peu réputés pour leurs vertus défensives (Akpa-Akpro, Regattin). Rarement les Toulousains auront eu telle emprise sur un match cette saison, à mille lieux du cliché de l’équipe jouant « nécessairement » en contre à l’extérieur. Cerise sur le gâteau, le numéro 8 se permet d’ouvrir le score d’une belle frappe à l’entrée de la surface.

 

*Clément Chantôme 16/20

 

27 matchs – 2153 minutes – 2 buts et 3 passes décisives – 4 cartons jaunes et 1 carton rouge

 

Vous aviez aimé le prêt d’Adrien Rabiot l’an dernier ? Le PSG nous a comblé de plus belle avec ce joueur injustement méconnu et tiraillé par les versants extrêmes connus du côté de la capitale : émergeant au moment où le club avait été abandonné par Canal + et luttait pour ne pas tomber en Ligue 2, il s’est vu mis en concurrence avec des stars depuis l’ère Qatari alors qu’il tendait vers sa plénitude sportive. Le club haut-garonnais était indubitablement le candidat idéal pour permettre au talent de Chantôme de s’illustrer. Au sein d’un 3-5-2 où les habituels « porteurs d’eau » du milieu de terrain ont un rôle transcendé, il s’est avéré le complément idéal de Didot et le premier relais d’Aguilar. Doté d’une légère plus-value technique sur ses co-équipiers de l’entrejeu, il est aussi davantage capable de se projeter vers l’avant. Seule sa fougue le conduit parfois à la précipitation dans ses transmissions de balle.

TFC Bilan 2013-2014 Chantôme vs Rennes

Son Meilleur match : Rennes-TFC 2-3 (29e journée)

 

En plus de son abattage habituel, Chantôme aura remué les conventions locales. D’abord en marquant sur coup franc direct, un exercice sorti des coutumes depuis le départ d’un certain Jérémy Mathieu. Ce but du 0-2 suivait une ouverture du score chanceuse sur un csc de Toivonen. La dernière réalisation ne devrait rien à la chance, mais à la capacité de Chantôme à s’arracher pour décaler Serge Aurier. Une présence monstrueuse à la récupération et dans la construction du jeu, un but, une passe décisive : l’expression match-référence n’aura jamais été aussi adaptée. Dommage que la rencontre suivante, ce funeste 1-1 face à l’ETG, sera celle de sa (légitime) colère au sujet du manque d’ambition du club.

 

 

 

La deuxième partie traitera de ceux ayant accomplis une saison que l’on peut dire satisfaisante ou simplement correcte, pas moins de dix joueurs sont concernés…

 

TO BE CONTINUED (à suivre pour les non-anglophones)…

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 00:14

par Émilien Bartoli

 

emilien 01 08 2013 (pont st pierre) 01.2Sitôt la bise venue, supporteur violet déçu. Les beaux jours sourient rarement au club toulousain, et l’actuel printemps, marqué par un ostensible lâcher prise ne fait pas exception à la règle. Quel autre client que Valenciennes pour garantir une dernière rencontre aussi morne que décontractée ?

 

Alain Casanova l’a de nouveau affirmé : il a beaucoup de regrets concernant la prestation des siens à Guingamp. Une victoire aurait en effet permis…ben de complexifier le suspense de la course au maintien, désormais réduit à la « finale » Sochaux-Evian TG.

 

L’entraîneur continue de manière imperturbable à croire, ou faire mine, en l’importance symbolique de finir 10e voire mieux, quand ce pinaillage ne revêt qu’un vague intérêt, d’esthète ou de boutiquier au choix.

 

Ce résistible suspense attirera-t-il un public, revenu de tout et à qui on ne la raconte plus ? Le TFC égalant ou non sa « flambante » prestation de la saison dernière, par avidité sans doute d’être visible dans la première partie de tableau quand la télévision égrènera le classement à l’issue de l’ultime rendez-vous, avouez que la passion vous gagne à cet énoncé savoureux.

 

La possession du ballon, oui mais pourquoi faire ?

 

Réussir à créer circonstances aussi épiques n’est pas donné à tout le monde, et il convient de saluer les acquis de l’expérience de descente en roue libre durant la dernière décennie. Pensez qu’au soir de la dernière victoire en date (3-2 à Rennes lors de la 29e journée) le TFC comptait moins de points de retard sur le 5e (trois) que d’avance sur le 11e (cinq). Il s’est alors méticuleusement employé à lâcher du lest, mais ce n’était pas « gagné » pour autant puisque ceux qui étaient censés le poursuivre stagnaient tout autant. Hors de question de se contenter de points sabordés dans les derniers instants (Evian TG, Ajaccio), il allait falloir réaliser quelques non-matchs. Avec quatre points pris en huit journées (seul Valenciennes a fait pire dans ce timing), ce qui devait arriver a donc fini par se produire, voilà le club Haut-Garonnais surplombant une liste d’équipes comprenant Rennes, Montpellier, Guingamp ou Nice plutôt qu’au milieu d’une colonne familière aux grosses cylindrées de Ligue 1.

 

Après la réception des nordistes samedi soir, les violets seront au mieux 9e, au pire 13e. Les commentaires à leur sujet seront identiques dans les deux cas : équipe sympathique, jeu en amélioration, milieu de terrain compact et tentaculaire…

 

Puisqu’il faut bien évoquer dans les grandes largeurs la tournure de la rencontre à Guingamp, résumons-la en une donnée : à l’heure de jeu le TFC affichait une possession de balle de 65%. Totalement cohérent avec les nouvelles vertus héritées du 3-5-2. On avait envie d’applaudir lorsque cela se manifeste par une augmentation significative de buts inscrits. Envie de pleurer quand cette mainmise n’est couronnée que de trois réalisations lors des six dernières parties.

 

TFC-Guingamp-TFC-10-05-2014.2.jpg

 

On en viendrait presque à être nostalgique du 4-1-4-1, caractérisé lui aussi par une forte récupération, mais aussi, et surtout, un jeu de contre-attaque tranchant. Qui se souvient des heures de gloire de l’an Casanova I (saison 2008-2009) ? Deux petites défaites lors de la phase retour et surtout ces scénarios lors de l’accueil de cadors, soient débridés, 3-0 devant Bordeaux, 4-1 face au PSG, soient marqués par une inviolabilité des cages, trois 0-0 enregistrés devant Marseille, Lille et Lyon. Neuf scores nuls et vierges avaient d’ailleurs ponctués ce millésime en béton armé. La fin de cet étau était le prix à payer pour bénéficier d’un jeu plus « sexy ». Il y a quand même un juste milieu à trouver entre l’hermétisme et la nécessité de devoir marquer trois fois pour espérer gagner un match. Après avoir concédé son onzième pénalty de la saison, le TFC avait beau jeu de dominer une équipe de Guingamp à l’abri. La froideur efficace de l’ancien système de jeu sera assurément un des débats sur la table pendant l’intersaison. Au risque d’oublier que le premier facteur de déclin est mental.

 

De bons joueurs disponibles sur le marché hexagonal

 

Sinon, comme ça en passant, regardons la liste de bons éléments de Ligue 1 dont on sait que leurs clubs se sépareront à la fin de la saison. Inutile d’aller défricher dans des contrées incertaines quand le talent est à portée de mains et de portefeuille. Maintien ou non, il est par exemple acquis que Sébastien Corchia quittera le FC Sochaux cet été. Le joueur, atteint de la malédiction de l’intransférabilité, devrait néanmoins être relancé par Lille après l’épisode cocasse du mercato hivernal. Admettons que le TFC n’ait pas les épaules pour aller contrecarrer ce plan sans accroc, il pourrait alors s’intéresser au milieu belge Christian Brüls, non conservé par l’OGC Nice à l’issue d’un prêt pourtant prometteur. Voilà un profil de joueur créatif, presque un « 10 » à l’ancienne, ayant manqué cruellement à l’armada offensive cette saison. En cas de descente, Evian TG aura aussi du mal à conserver les révélations issus de ses rangs. À commencer par son homme à tout faire, Daniel Wass, censé être seulement défenseur, mais si remuant qu’il a inscrit sept buts et pesé énormément sur le rendement offensif de ses équipiers. Un véritable couteau suisse, à l’activité assez comparable à celle d’un Serge Aurier, dont les valises sont déjà prêtes pour rejoindre l’autre côté de la Manche.

 

Même ligne de terrain, autre mission, celle de remplacer Clément Chantôme, de retour à Paris suite à son prêt ô combien fructueux. La piste Julien Féret, même si pas exactement tout à fait le même registre, a déjà émergé dans d’autres clubs de l’élite. En fin de contrat avec Rennes, l’expérimenté breton ne serait pas à proprement parler un recrutement périlleux.

 

Enfin, pour revenir à l’ultime adversaire de l’année, les dirigeants seraient bien inspirés de profiter de sa venue pour placer une option sur Majeed Waris, le phénomène recruté en janvier par VA, auteur de neuf buts en quatorze rencontres. Et si le seul intérêt du dernier match était souterrain ?

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 14:09

par Émilien Bartoli

 

emilien 01 08 2013 (pont st pierre) 01.2À croire que la huitième victoire à l’extérieur ne viendra plus. La force collective des hommes de Casanova n’a pas suffi face à une équipe qui avait encore un enjeu à relever. Et le risque de démobilisation pointe.

 

« En une semaine, nous avons perdu cinq points » lâche Alain Casanova en conférence de presse samedi soir. Impossible de le contredire pour le coup. Les poteaux contre des Lyonnais amorphes le mercredi précédent, une incapacité à inscrire le but du KO à la limite de la pathologie face à un Montpellier miné par sa course au maintien… Une certaine continuité depuis un mois où les violets n’ont pris que trois points en six rencontres.

 

Un scénario vu et revu

 

Ce bilan comptable famélique doit beaucoup à un art renouvelé de se tirer une balle dans le pied. Avant l’OL et les Héraultais, il y avait eu la nonchalance ayant permis l’égalisation de fin de match d’Evian TG au Stadium ou le couac du pénalty décisif à Ajaccio. Neuf points balancés aux orties, un supplément non négligeable qui aurait entretenu l’espoir d’une qualification européenne. Aujourd’hui, la modeste ambition de rester dans la première moitié de tableau ne fait pas rêver grand-monde. Mais elle a le mérite de ne pas inhiber les troupes. C’est un attelage étrangement conquérant qui a débuté la rencontre en terres héraultaises. Une pelouse où le TFC ne s’est plus imposé depuis mars 2004. Hormis l’absence pour blessure de Didot, le onze de départ était marqué par le retour de suspension de Chantôme et la confirmation du dispositif comprenant Aurier en arrière gauche, ainsi que la paire Akpa Akpro-Ninkov sur les ailes.

 

Le premier quart d’heure frise la perfection : Une possession de balle de 64%, un pressing très intense, une mise sous éteignoir des habituels feux follets adverses (Cabella, Martin, Deza), et surtout un but inscrit dès la première opportunité. Sur une passe en profondeur de Chantôme, Ninkov s’échappe, centre de la droite pour un Oscar Trejo démarqué. Le milieu offensif ajuste un plat du pied d’école et ouvre le score (5’). Décidément en forme, l’Argentin combine intelligemment avec Ben Yedder, action se concluant par une frappe hors cadre d’Aurier (10’). Les corners se succèdent pour les Toulousains, donnent lieu à des déviations dangereuses ou des frappes non cadrées telle une reprise de volée de Braithwaite (15’). Incapables de s’approcher de la surface adverse, les Montpelliérains frappent de loin, Boucher veille sur la tentative de Niang (25’) puis celle de Martin (41’). Les autres velléités du suractif Niang voient le cadre se dérober (36’, 38’, 42’). Malgré un net recul de ses lignes à l’orée de la demi-heure de jeu, le TFC atteint logiquement la mi-temps avec l’avantage. Au rayon des principales satisfactions, l’apport d’Akpa-Akpro pour mener de rapides contre-attaques ou la solide copie délivrée par Uros Spajic dans l’axe.

 

Les nouveaux « coups de coaching » de Casa

 

La deuxième période repris le schéma de Toulousains opérant par des contres redoutables. La basse arrière restait suffisamment solide pour contraindre les locaux à se montrer créatifs : centre fuyant devant Niang (53’), boulet de canon des 30 mètres de Stambouli, effleuré juste ce qu’il faut par Boucher (57’).

Survint un étrange remplacement : Chantôme quitta le terrain au bénéfice de Regattin. Ce n’est pas tant l’identité de l’entrant qui étonnait, que les conséquences qu’elle impliqua. Déjà dominé dans la récupération au milieu de terrain, le TFC perdit son meilleur pourvoyeur, lui substituant un homme davantage tourné vers l’offensive. Choix d’autant plus risqué en l’absence de Didot. Bientôt l’entrejeu n’exista plus et nous allions d’un but à l’autre. Les qualités de l’international marocain ne sont pas en cause, il s’illustra d’ailleurs rapidement par ses dribbles chaloupés (60’) et le match se débrida un peu plus. Les occasions de tuer le suspense se multiplièrent, souvent gâchées par le manque de justesse entre Ben Yedder et Braithwaite, le second ne s’alignant pas sur le rythme du premier. D’où des choix individuels qui ne payèrent pas (64’, 68’). Le plus insensé était à venir lorsque, suite à un festival d’Akpa-Akpro côté gauche, Pionnier repoussa sur sa ligne une véritable fusillade de Braithwaite, avant que Trejo n’expédia le cuir sur le poteau (74’).

 

Montpellier-tfc-regattin.jpg

 

Les Héraultais restèrent des possesseurs du ballon improductifs face à un bloc toulousain de plus en plus bas. La tendance se poursuivit avec l’entrée de Yago à la place de Ninkov. Sur une nouvelle percée de Trejo conclue d’un centre, la tête depuis un angle fermé de Ben Yedder provoqua des sueurs froides dans les travées (77’). Mais déjà l’euphorie succéda à la peur panique. Entré depuis quelques minutes à la place d’un Deza essoré par de beaux efforts vains, Aït-Fana se rappella à ses heures de gloire de 2012. D’abord en reprenant d’un gentillet plat du pied un centre de Deplagne, ce qui suffit à clouer Aurier et Boucher sur leurs appuis (79’), puis en provoquant avec métier, un penalty (82’). Le crochetage de Veskovac était léger, mais bien réel, impossible de ne pas siffler dans la ferveur ambiante. Cabella, presque inexistant durant la rencontre, transforma (83’) et assura quasiment le maintien des siens dans l’élite. Deux buts en quatre minutes, on pourrait rétorquer que cela arrive souvent sur l’ensemble d’une journée. Ceux-ci n’ont hélas rien d’irrationnels, ils témoignent d’un relâchement coupable plus que de l’aboutissement d’une pression. Dans les derniers instants, c’est le TFC qui en est réduit aux frappes lointaines, notamment par Trejo et Aguilar.

 

Ce scénario sonne comme le symbole d’un club, à la fois lassé que l’on écrive toujours la même chose sur lui et reproducteur zélé de ses travers. Rendez-vous le 7 mai face aux Nantais pour une rencontre où l’enjeu, entre deux équipes à l’abri, se limitera à la 9e place. Suivra un déplacement chez des Guingampais, qui seront sauf surprise encore susceptibles de relégation, et enfin une tristounette réception de Valenciennes, alors définitivement condamné. On souhaite bien du courage aux commerciaux du TFC pour nous « vendre » le caractère festif des dernières réceptions, à force coups de yo-yo tarifaires.

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 16:13

 

par Émilien Bartoli

 

Emilien et StadiumIl s’en est fallu de peu pour que les violets obtiennent une nouvelle victoire devant une équipe visiblement marquée par sa défaite en finale de la Coupe de la Ligue quatre jours plus tôt. Poteaux et maladresses en ont décidé autrement. Il est vraiment temps de tirer un trait sur une saison bercée par un tranquille anonymat.


 

 

Le constat est implacable : le TFC n’aura vaincu aucun des sept premiers du classement lors d’une réception au Stadium. Comment prétendre à une place dans le quinté final dans ces conditions ? On peut d’ailleurs globaliser le problème à l’ensemble des points pris dans son enceinte : sur 17 rencontres à domicile seules 4 ont rimé avec succès, bilan famélique digne d’un club aux portes de la relégation. Malgré une nette domination, il manquait le supplément d’envie pour faire plier le 5e du championnat, place qui paraissait encore accessible aux locaux il y a un mois.

 

Un visiteur fidèle à lui-même

 

Pourtant l’OL s’est présenté dans ses habits de victime idéale. Étrange série noire qui touche les Gones en terres toulousaines. Aucune victoire en près de neuf ans…et plus encore, pas le moindre but inscrit. La réception du club de Jean-Michel Aulas a souvent été un tournant dans le parcours violet, la prise de conscience d’un important potentiel qui sommeillait jusqu’alors. Telle en 2006-2007 où la clique des Emana-Elmander-Mansaré-Mathieu, alors 12e, faisait plier le leader de L1 (2-0) lors de la première journée des matchs retours. Dans la foulée le club enchainera une série vertueuse pour finir à une inespérée 3e place. La saison suivante, les Lyonnais sont les premiers visiteurs du Stadium et chutent à nouveau (1-0), sans que les espoirs affichés ne se soldent d’une brillante année. Si le 0-0 reste le score de prédilection de cette rencontre (le troisième en huit saisons), les fulgurances des victoires de 2011-2012 et 2012-2013 (les deux fois 3-0) ont mis le TFC sur la voie européenne, avant que la route ne se dérobe sans la moindre logique sportive.

 

Or, en ce jour et cet horaire inhabituel (mercredi, 18h30) pour un club du ventre mou, il n’y avait cette fois aucune perspective à chercher à l’issue d’un match face à une équipe devançant son hôte de dix longueurs. Un OL toujours aussi décimé. Etaient absents au coup d’envoi Gourcuff, Fofana, Grenier ou encore M.Lopes. Pour des raisons autres que médicales, Gomis démarre sur le banc. Côté TFC, le bricolage était au rendez-vous, au vu du manque de sérénité de la base arrière et de la suspension de Chantôme. Notamment un Aurier descendu défenseur axial gauche, Ninkov de retour en milieu droit et Trejo en milieu offensif central. Sur l’aile gauche, Akpa-Akpro conservait le poste récemment récupéré au détriment de Sylla. Cet alliage porta ses fruits rapidement, avec comme à l’accoutumée Ben Yedder premier à se mettre en valeur, via une frappe croisée qui rasa le poteau droit (5’). L’emprise toulousaine fut massive durant le premier quart d’heure, grâce à un pressing constant et de belles projections vers l’avant par les deux ailiers. Il fallut attendre la demi-heure de jeu pour voir le premier tir cadré adverse, il était signé Jimmy Briand, mais bien capté par Zacharie Boucher. Si l’on excepte les coups de pied arrêtés, les occasions furent d’ailleurs aux « abonnées absentes » de la première mi-temps. Copie de OL Boucher vs lacazette

 

 

 

Même topo à la reprise : une tête décroisée de Gonalons qui rasa le poteau droit d’un côté (51’), une envolée de Ben Yedder de l’autre (55’). Le jeu s’équilibra au milieu de terrain et se durcit fortement, comme l’illustra l’engagement viril entre l’attaquant star du TFC et Milan Bisevac (62’). Le Franco-Tunisien provoqua le plus gros frisson de la rencontre avec une volée s’écrasant sur le poteau (65’), s’acharna en vain à reproduire son geste technique préférée (74’). Les dernières minutes furent pesantes et seulement riches en temps mort. Néanmoins, les Toulousains se procurèrent une ultime opportunité dans les arrêts de jeu : bien lancé dans le dos de la défense, Braithwaite alluma une première mèche…directement sur le poteau gauche, Regattin arriva comme un furibard et frappa largement au-dessus (90’+4). Le partage des points jette un sérieux doute sur la place de l’OL en Coupe d’Europe l’an prochain, et confirme l’ancrage du TFC dans le carcan de l’inutile, entre la 7e et la 12e place.

 

Copie-de-OL-didot-aurier-lacazette.jpg

 

Et maintenant un rôle d’arbitre de la relégation

 

Alain Casanova l’assure, il y a encore des défis à relever pour terminer la saison…tel celui de préparer la prochaine. Les quatre dernières rencontres devraient servir à réaliser des essais, aligner davantage des joueurs sevrés de temps de jeu ou privilégier le maintien de ceux assurés d’être de la partie en 2014-2015. Ou qui sait encore, de tester un nouveau dispositif de jeu, comme le 3-5-2 succéda en son temps au 4-1-4-1 ? Les dirigeants affirment vouloir conserver 90% de l’effectif actuel et ont rassuré les sceptiques avec les récentes prolongations de Didot et Akpa-Akpro, ils ont aussi précisé leurs intentions sur Zebina et Aurier, l’un en fin de contrat, l’autre attisant trop de convoitises pour être conservé.

 

Reste donc à finir dignement. Et là tout dépendra du degré de motivation des adversaires au moment M. Si l’on pouvait penser que Montpellier, prochain déplacement, et Nantes, prochaine réception, seraient deux clubs concernés jusqu’au bout par le maintien, ils bénéficient aujourd’hui d’une marge de manœuvre assez large pour laisser Guingamp (17e), Sochaux (18e) et Valenciennes (19e) derrière eux. Avec leur nul en match avancé vendredi soir, les Canaris sont à l’abri avec 44 unités, tandis que les Héraultais ont encore besoin d’une petite victoire pour atteindre la barre, censée suffisante, des 42 points. L’obtiendront-ils nécessairement lors de cette 35e journée ? Les deux ultimes rencontres paraissent davantage cruciales puisque le TFC ira chez l’actuel 17e le 10 mai avant de recevoir le 19e du moment une semaine plus tard. Match foutraque en vue au cas d’une équipe de VA condamnée mathématiquement. Partie autrement plus tendue en Bretagne alors que les Guingampais auront livré la finale de la Coupe de France quelques jours plus tôt. Plutôt que de viser quelques millions de droits télé supplémentaires en passant de 9e à 7e, le Toulouse Football Club doit à ses supporteurs une fin d’exercice dénuée de tout calcul d’apothicaire. L’heure n’est plus au bonus, mais au plaisir.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 08:52

par Émilien Bartoli

 

Emilien et StadiumVoilà c’est fini…On a eu ce qu’on a voulu, et on peut même se demander si on n’a pas voulu ce qu’on a eu. Dès le maintien virtuellement acquis (barre des 42 points atteinte au soir de la 29e journée), les Toulousains ont basculé dans un rythme de sénateur. Face à un adversaire aussi motivé que le FC Sochaux Montbéliard, cela ne pardonne pas. Ce qui ne saurait masquer les enseignements d’une saison 2013-2014 plus intéressante que prévue.

 

La fin de l’invincibilité à l’extérieur en 2014 est presque passée inaperçue. Perdre chez ce Sochaux-là n’a rien d’honteux, ce stade où seul Valenciennes s’était incliné au cours de la phase « aller » est devenu une véritable citadelle imprenable depuis deux mois et demi. Ses résidents ont par ailleurs amélioré leurs prestations d’ensemble puisqu’ils ne comptent que trois défaites (à Lille, Monaco et Saint-Étienne, autant dire le top du championnat) au cours des douze dernières journées. Le TFC a subi le même tarif (2-0) que Bordeaux et Lorient avant lui, autres clubs spécialistes du ventre mou, anesthésiés par une place confortable, découragés par l’écart creusé par ses devanciers, sécurisés par l’écart obtenu sur ses poursuivants. Mettez tout cela dans l’ordre que vous voudrez. Contrairement aux couacs devant Evian TG et à Ajaccio, cette dernière prestation ne laisse aucun regret. À force de ne pas croire en leurs possibilités, les violets ont abdiqué (deux points pris dans les quatre dernières rencontres). À vouloir relever une mission impossible, les Sochaliens ont appliqué la maxime « dans le Doubs, ne pas s’abstenir ».

 

Match de la faim contre match de la fin

 

Et l’addition aurait pu être bien plus lourde. En à peine plus de dix minutes, les poteaux de Zacharie Boucher avaient tremblé à deux reprises (7’, 11’), saillies de Jordan Ayew, auteur de son match le plus accompli de la saison tous clubs confondus. Tour à tour, Corchia, Contout, Prcic et donc Ayew se jouaient de l’arrière-garde toulousaine, composée du même trio qu’au match précédent (Yago-Spajic-Veskovac). Il y a fort à parier que l’affaire Zebina, du nom de l’ancien capitaine, écarté depuis son initiative burlesque à Ajaccio, a davantage déstabilisé le secteur flottant de l’architecture violette. Face à l’équipe de L1 la plus prolifique dans le jeu aérien, la chance n’allait pas durer. Le même Ayew coupa victorieusement un centre de Contout (15’). Déjà peu entreprenants au coup d’envoi, les Toulousains s’ankylosèrent un peu plus et ne parvirent pas à prendre l’emprise sur le milieu de terrain, malgré le renfort du revenant Akpa-Akpro en lieu et place de Sylla. La torpeur des visiteurs tranchait avec la vive tension côté doubiste, ce que symbolisa la grosse colère de l’entraineur Hervé Renard (37’) sur une décision arbitrale anecdotique. Un homme saura apaiser sa colère : Alain Casanova. Cherchez l’erreur. Sur le terrain, la léthargie battait son plein et la mi-temps intervint sur le score de 1-0. Une statistique inquiétante surnageait : aucun tir tenté côté haut-garonnais contre sept à l’actif des locaux. Une misère à laquelle nous n’avions plus goûté depuis fort longtemps.

 

Tentative d’électrochoc ? Casanova effectua deux changements dés le retour des vestiaires. Exit Akpa-Akpro et Yago, bonjour Sylla et Trejo. Une remise en cause tardive d’un 3-5-2 en passe de convertir les plus sceptiques ? La surprise fut de taille, mais les rebondissements attendus se firent attendre. Pis, Sochaux réalisa un bis repetita avec Ayew cette fois dans le rôle du passeur et Contout pour la tête smashée (50’). Les toujours relégables (passés de la 19e à la 18e place à la faveur de la défaite de Valenciennes à Lille) accentuaient leurs assauts de manière plutôt maladroite, refusant de se contenter de cette avance. Compréhensible pour une équipe spécialisée dans les craquages de fin de match. Or elle n’aura pas vraiment l’occasion de trembler : une première tête hors cadre de Ben Yedder (63’), une frappe en pivot trop croisée du même homme (70’), une intervention dans les pieds signée Yohan Pelé (81’). Alors que les jaunes et bleus manquaient la passe aérienne de trois quand Boucher claqua au-dessus de la lucarne une tête de Sunzu (83’), Ben Yedder finit par toucher du bois à son tour (88’). L’avant-centre franco-tunisien reste la valeur-étendard des violets lors de ces matchs retours, d’autant plus dans un match où Serge Aurier, l’autre artilleur habituel, aura donné dans un registre faiblard. Quand l’envie n’est plus là, le talent suffit rarement. Quand le talent n’est pas flagrant, l’envie peut faire la différence. L’équipe de Sochaux ne récite pas ses gammes depuis deux mois, elle se contente de pousser la conviction à son paroxysme.

 

Sochaux-TFC-2014.2.jpg

 

TFC-OL, dernière chance de gagner un match un gala

 

Encore cinq matchs à tirer donc. Dans une ambiance où le « vivement la fin » surpasse le « vivement demain ». Alors, qu’attendre du dernier mois de compétition ? Commençons par nous pencher sur la prochaine venue de Lyon, décalée de plusieurs jours pour cause de finale de Coupe de la Ligue. Ainsi la bête « blanche » des Toulousains (quatre victoires, deux nuls, une seule défaite lors des sept dernières joutes face à l’OL au Stadium) débarquera le mercredi 23 avril en fin d’après-midi. Soit dans l’euphorie d’une compétition remportée le week-end précédent, soit marquée par une nouvelle déception. Dans les deux cas, la probabilité d’un concurrent amoindri par les circonstances. Occasion idéale pour se faire pardonner les récents errements devant un public jusqu’ici témoin de déconvenues répétées face aux ténors du championnat (défaites face à Paris, Monaco et Lille, nuls avec Saint-Étienne, Marseille et Bordeaux). Le visiteur du jour, dix points d’avance sur le TFC, est solidement accroché à une 5e place à laquelle on pouvait légitimement croire il y a peu. Ce sera donc une partie dégagée de toute velléité comptable, une sorte de rencontre bonus, la seule éclaircie potentielle d’une fin de calendrier nous conviant à confronter des candidats au maintien (Montpellier, Nantes, Guingamp et Valenciennes). Le vrai challenge n’est plus sur le terrain, il s’est déplacé côté coulisses.

 

Mission 2014-2015 : Conserver l’essentiel de l’effectif et trouver un patron en défense

 

Cette saison de transition pourra être qualifiée de réussie si elle ne débouche sur un nombre de mouvements aussi conséquent que lors du dernier mercato estival. Aucun véritable flop n’est à déplorer parmi les récentes recrues : avec une cinquantaine de minutes jouées lors des deux dernières rencontres, Mihai Roman est impossible à évaluer, mêmes réflexions pour François Moubandje ou Dominick Furman, guère plus lotis en temps de jeu ; rayon « satisfactions » nous trouvons Clément Chantôme loin devant tout le monde, le Paris SG ne devrait pas hélas prolonger son prêt, suivent Abel Aguilar, solide ratisseur, Dusan Veskovac et Uros Spajic, membres d’une arrière-garde rugueuse mais correcte, et bien sûr Martin Braithwaite, prometteur attaquant en légère baisse de régime en cette fin de saison. Mention « peut mieux faire » pour Zacharie Boucher, victime en un sens d’une exposition prématurée sitôt débarqué, ce qu’il a ponctué d’une moyenne de 1,77 buts encaissés par match (23/13). Même verdict pour Oscar Trejo, pourtant volontaire et doué techniquement, ce qui ne s’est pas traduit en statistiques reluisantes.

Le bon sens voudrait que la majorité de ces dix nouveaux soient présents à la fin de l’été.

 

Pronostics partants : Chantôme, Moubandje

Pronostics bonnes surprises de l’an prochain : Trejo, Veskovac, Furman

 

Concernant les « anciens », qualificatif un peu galvaudé car la plupart n’ont que deux ans de vie au club, le constat est beaucoup plus mitigé. Ben Yedder, Aurier ou Didot ont franchi un nouveau palier (devront-ils quitter les terres toulousaines pour passer le prochain ?) quand Ahamada ou Zebina ont clairement régressé. Le premier a été poussé sur le banc de manière rude. Agé de seulement 22 ans, il ne devrait pas manquer de propositions pour rebondir. Le défenseur central, son aîné de treize ans, se posera sans doute la question de la retraite, dorée ou non. Cependant, l’absence de montant de transfert à régler pourrait attirer l’œil d’un dénicheur. Pantxi Sirieix a peut être livré sa dernière saison du côté de la Ville Rose, fin de décennie en mode mineur avec un cumul de 374 minutes jouées en onze apparitions.

 

Autres contrariétés, les approximations répétées de Steeve Yago et Issiaga Sylla, deux jeunes besogneux qui pourraient se bonifier au contact d’un taulier défensif rassurant. Le TFC ne possède pas cet oiseau rare et serait bien avisé d’en faire la priorité de son recrutement. Pour conclure sur cette zone de jeu, l’utilisation parcimonieuse de Jean-Daniel Akpa-Akpro n’a pas permis de le confirmer dans un rôle d’alternative. D’abord intermittent, l’ivoirien a gagné sa place lors des matchs retours, mais s’est blessé à son meilleur (six titularisations entre la 20e et la 26e journée, seule absence due à une suspension). Il mérite d’être revu sur du moyen terme.

 

Le fidèle Pavle Ninkov a rempli aussi bien que possible son rôle de joker, choix forcé devant les étincelles provoquées par Serge Aurier au poste de milieu droit. Sa patience a des limites et l’intérêt financier du club pousse à un départ imminent.

 

Dernières énigmes, les statuts d’Adrien Regattin et d’Eden Ben Basat. L’un a laissé entrevoir une fougue bienvenue lors de ses rares titularisations, l’autre un sens collectif certain et une efficacité en hausse. Deux éléments en sursis, ni sur la liste des dégraissages prioritaires ni pièces indispensables, juste des promesses susceptibles d’être confirmées selon le projet pour lequel opteront les dirigeants.

 

Pronostics partants : Ahamada, Didot, Ninkov, Sirieix, Zebina. Cinq hommes n’ayant plus qu’une année de contrat à honorer (pour les trois premiers), quand ils ne seront pas tout simplement libres en juin prochain.

 

Pronostics bonnes surprises de l’an prochain : Akpa-Akpro, Ben Basat, Regattin.

 

Stratégie globale du prochain mercato ? Garder presque tout le monde parmi les nouveaux arrivants de l’été 2013 et hiver 2014, laisser partir les cadres en manque de perspectives (à ce titre, le départ de Didot est probable mais pas souhaitable), recruter a minima en termes de quantité, a maxima niveau qualité : un défenseur central confirmé, un milieu axial à quatre poumons pour palier la perte de deux des grandes messieurs de la saison.

 

La stabilité serait donc le maître-mot, la seule attente de changement porte sur la position visée au classement. Et si le TFC ne se contentait plus du seul maintien ?

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 10:35

 

par Émilien Bartoli

 

Encore plus que le gâchis devant Evian la semaine précédente, le nul ramené d’Ajaccio traduit la peur invisible qui inhibe une équipe sur le point de récolter la juste récompense d’un niveau de jeu en hausse constante depuis trois mois. Le Toulouse Football Club a tout pour être l’invité surprise de la saison, tel Nice l’an dernier. À force de tergiverser, il ressemble davantage à Lorient, une valeur sûre dénuée d’autre ambition que le rester.

Copie-de-Emilien-ACA-TFC.jpg

« Arrêtez avec vos histoires d’Europa Ligue, nous n’en voulons pas de cette 5e place » aurait pu déclarer l’entraineur du TFC s’il s’appelait de Francis Gillot. Il y a de quoi se poser des questions. Une tout du moins. Mais plutôt mille fois qu’une : « Pourquoi ? » Pourquoi un cadeau quasi tombé du ciel à la dernière minute d’un match se transforme en un cas épineux ? Pourquoi n’avoir pas déterminé au préalable l’identité d’un tireur, et s’y être tenu, comme cela se pratique dans tous les clubs sérieux ? Pourquoi ce manque d’autorité de Mr Rainville pour couper court aux quémandes inutiles des Ajacciens ? Pourquoi un joueur venant de réaliser une de ses plus piètres prestations en Ligue 1 s’estime apte à exceller dans un domaine qui n’est pas le sien ? Pourquoi lèse-t-il ainsi un autre, pour sa part auteur à nouveau d’un match plein ? Pourquoi leur entraineur n’est pas capable de faire valoir son autorité pour dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ?

En définitive, pourquoi, comment et à quelle fin Jonathan Zebina a cru bon de tirer un pénalty crucial ? Son air figé, sa course d’élan frileuse, l’ouverture de son pied rigide, son regard sombre et perdu, tout traduisait le manque de confiance. L’ego de celui se sachant largement fautif dans les deux buts encaissés par son club ? La volonté d’impressionner des dirigeants lui ayant déjà garanti qu’il ne serait plus des troupes l’été prochain ?


Hold-up au coin du maquis

 

Le mal est fait. 2-2, score final. Deux nouveaux points de perdus, face au large dernier du championnat qui plus est, déjà auteur d’un nul au match aller.

Les prémisses étaient obscures, à commencer par l’absence de dernière minute d’Eden Ben Basat aux avant-postes. Braithwaite également blessé, le 3-5-2 ne fut conservé qu’en théorie grâce à l’avancée d’un cran d’Oscar Trejo. Les premières minutes furent timides. Flottement punis dès le premier coup franc ajaccien. Un sorte de mini-corner qui voyait Benjamin André catapulter le ballon sur la tête de Ricardo Faty (4’). Zebina a été devancé, Boucher battu. Comme souvent la révolte vient de l’intenable Serge Aurier, auteur de plusieurs centres depuis son aile droite, sans qu’ils ne trouvent preneur. Bientôt c’est toute l’équipe qui se mettait au diapason, monopolisant le ballon (66% de possession à l’issue de la première mi-temps) et perforait le rideau défensif des locaux. À un détail près : Memo Ochoa. L’énigme mexicaine (mais que fait-il donc dans le club corse ?) repoussait un tir de Didot (20’), s’interposait devant Ben Yedder (26’), s’emparait aisément d’une frappe de Zebina (27’), bénéficiait enfin de l’aide de son poteau sur une nouvelle saillie signée Chantôme (29’). L’ancien Parisien insistait, mais cette frappe fut cette fois claquée au-dessus de la barre (32’). Deux minutes plus tard, l’équipe assiégée sortait de sa boite, chance aidant. Mostefa déclencha un tir, Tallo dévia plus ou moins volontairement de la main (34’). Ça faisait 2-0.


Reconnaissons alors le grand mérite du TFC, Champion du retournement de situation cette saison (voir la statistique effarante de ses retours au score dans l’article concernant le match à Lorient :http://fou2foot.over-blog.net/article-lorient-tfc-les-nomades-vous-saluent-bien-122647603.html).


L’équipe continuait à réciter son football en dépit des circonstances. Et ça a payé. Festival de Ben Yedder à l’entrée de la surface, ponctuée d’une puissante frappe, Ochoa repoussa de nouveau, mais Sylla reprit victorieusement (37’). Petit couac en toute fin de première mi-temps avec un imbroglio impliquant deux toulousains, Chantôme et Spajic, restés au sol. Le Serbe a manifestement pris un coup et fut remplacé par Yago à la reprise. Le TFC reprit une domination stérile, se mit trop vite en danger à chaque perte de balle. Le pressing constant des violets constitua bientôt un étau se refermant sur la fierté corse : Ben Yedder chipa le ballon des pieds de Faty, adressa une passe en retrait à Clément Chantôme. Le métronome du jeu toulousain déclencha un tir croisé contre lequel Ochoa ne put rien (60’). Le retard fut comblé. La volonté toujours là : Aurier manquait le cadre de peu (63’) puis voyait sa frappe détournée sur le poteau (75’). Ochoa persistait à sauver les meubles dans les minutes suivantes, notamment par une envolée pour enlever un coup franc de Ben Yedder de la lunette à laquelle il semblait destiné (78’).

La rencontre allait se conclure sur un score de parité et nous n’avions rien à reprocher aux violets en termes d’intentions offensives. Sans l’échec du coup de pied de réparation de la dernière chance, nous aurions plutôt esquissé des regrets envers les errances défensives. Dans les deux cas le coupable désigné aurait été le même.


En route pour la huitième vict…Euh non merci, la huitième place

 

Jo-Zebina-peno.jpgSincèrement, quel amateur de ballon rond, éclairé ou non, a douté au vu des images de la 90’+3 que Zebina allait louper ce pénalty ? Tous les indices jaillissaient à vue : le long laps de temps passé entre le signalement de la faute et l’exécution de la sentence, le regard noir du capitaine, l’air contrit de Ben Yedder, le climat pesant autour du club corse, spécialiste de ce genre de retournements de situation en sa défaveur et soucieux de mourir avec honneur. Voilà que les violets passaient à côté d’un exceptionnel Grand Huit. Huit succès loin de ses bases, un quatrième de rang. Non, rien de tout cela. Non décidément, ce n’est pas tant la 6e place qui se refuse aux Toulousains, que ces derniers qui se montrent incapables de la camper. À l’issue d’un nouveau week-end où les résultats de ses concurrents directs lui ont ouvert la voie (nuls de Bordeaux, Marseille et Reims, défaite de Lyon), les violets ont préféré tourner sur place. Et qu’on ne nous raconte pas qu’un Ochoa en état de grâce a conclu son récital en repoussant une frappe faramineuse, la petite frappe poussiéreuse de Zebina aurait sans doute été sorti par un gardien de CFA tant sa trajectoire était lisible. Et peut-être même par Zacharie Boucher.  Les journalistes de la chaine retransmettant la rencontre tenteront bien d’arracher des mots aigres-doux à Clément Chantôme, mais le bon soldat a juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Alors tout va bien du côté de la Ville Rose : Lille se présente pour un match de gala samedi prochain, les tarifs tomberont à 1 euro pour les dames, le résultat de l’élection de miss TFC sera dévoilée et peut-être même que les troupes sauront renouer avec l’habitude de se transcender face aux gros du championnat. Pourtant, aucun ne s’est incliné du côté de l’île du Ramier (nuls contre Marseille et Saint-Etienne, défaites contre Monaco et Paris). Les venues successives des Dogues et des Lyonnais permettront peut-être de mettre fin à cet énième paradoxe local. Pour un peu que chacun s’évertue à jouer avec ses qualités.

 

 

Classement à l’issue de la 31e journée

 

Oublions Saint-Etienne, désormais détaché, et resserrons notre classement aux adversaires encore à portée de tir des Toulousains. La 5e place serait européenne dans le cas de figure où Monaco gagne la Coupe de France et/ou le Paris SG remporte la Coupe de la Ligue.

 

 

5e

LYON

48 pts

+9

6e

MARSEILLE

45 pts

7

7e

REIMS

44 pts

-1

8e

TOULOUSE

44 pts

-3

9e

BORDEAUX

43 pts

+2

 

Rappel matchs à venir des candidats à la 5e place

 

 

 

32ej

33ej

34ej

35ej

36ej

37ej

38ej

LYON

Valenciennes

Paris SG

Toulouse

Bastia

Marseille

Lorient

Nice

OM

Ajaccio

Montpellier

Lille

Nantes

Lyon

Bordeaux

Guingamp

REIMS

Paris SG

St-Etienne

Sochaux

Nice

Evian TG

Ajaccio

Rennes

TFC

Lille

Sochaux

Lyon

Montpellier

Nantes

Guingamp

Valenciennes

GDB

Rennes

Ajaccio

Guingamp

Lille

Valencienne

Marseille

Monaco

 

 

En verts clairs les matchs à domiciles, en rouge les déplacements.

Confrontations directes : Toulouse-Lyon (34e journée), Marseille-Lyon (36e journée) et Bordeaux-Marseille (37e journée).

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 13:17

par Émilien Bartoli

 

Puisque les violets n’ont su faire preuve de la rigueur nécessaire pour grimper à la 6e place du championnat, optons nous aussi pour un peu de laxisme avec cet anti compte-rendu. Plongée sans foi ni loi dans un match vécu des tribunes, l’endroit où décidément, on voit beaucoup moins bien qu’à la télé.

 

Emilien et Stadium


Samedi 22 mars 2014, 19 heures et quelques miettes de secondes. Drôle d’endroit pour une rencontre. Et pourtant oui c’est toujours le même revendeur de places « au black », pas discret pour un sou, que je recroise à proximité des guichets du Stadium. Pas de chance pour lui, un mois après un TFC-Bastia bien dur à fourguer, la venue des hommes de Pascal Dupraz n’attire que le chaland invité, ou le détenteur d’une place « tombé du ciel » comme votre humble narrateur. J’avais pourtant tenté de dissuader l’amie se croyant bienfaitrice à mon égard :

-         Non mais ils vont me les refuser tes chèques jeunes, non ? Faut avoir moins de 25 ans ! En plus c’est nominatif.

-         Ben prends quand même, tu verras bien.

Et j’ai vu. La veille de ce « choc » entre un abonné au haut du ventre mou et un pro du maintien, c’est un guichetier peu zélé qui m’a délivré mon accès pour le virage ouest. Quand je m’enquiers de savoir s’il y aura un peu plus de monde dans les gradins, compte tenu des résultats en hausse, il me rétorque, avec cette absence de passion dans le regard si emblématique d’un salarié du TFC : « Avec toutes les invitations distribuées, c’est le minimum qu’on puisse attendre. » Ambiance.


Signes avant-coureurs d’un flop

 

Me voilà bien contraint de garnir des travées d’où n’émergeront que des chants gentillets de bienvenue pour nos adversaires savoyards. Bienvenue dans l’antre des bisounours. Soir frisquet alors que le reste de la semaine fut marquée  par une douceur printa-estivale. Soir semi-pluvieux rendant délicate la pratique cycliste de cet itinéraire que j’ai déjà largement emprunté les jours précédents, meetings des deux principaux candidats à la mairie du Capitole s’étant déroulé à proximité immédiate du Stadium. Je me la joue donc très pleutre et privilégie ce bon vieux bus numéro 38. À l’intérieur, une populace apaisée, rentrant du boulot ou d’emplettes commerciales. Le match du soir n’est sur aucune lèvre. Pas d’allusion au Stade Toulousain non plus, fort heureusement. Arrêt au pied du Pont Coubertin, comme prévu je suis quasi le seul à descendre, seulement talonné par un père et son fils. Un supporteur transi soucieux d’inculquer l’amour du maillot à sa descendance ? Que nenni, les voilà qui prennent la direction opposée…des jeunes d’universités scientifiques dotées d’un triple A, bien présents eux. Sans doute pas tous des footeux de la première heure, mais conviés par le club dans le cadre d’un partenariat promotionnel. La soirée se poursuivra d’ailleurs par un challenge « blind test » à La Bodega du Tef, comme l’annonce le speaker entre deux spots assourdissants et abrutissants à souhait. Impossible de profiter sainement de l’avant-match de Radio Mon Pais, « Porca miseria » comme dirait l’autre.


Malgré tout, l’avantage d’arriver une quarantaine de minutes en avance c’est de pouvoir respirer le climat ambiant, d’observer les arrivées successives, de tenter de comprendre ce qui peut motiver un badaud à passer la première partie de son samedi soir à soutenir un club désireux de ne pas bouleverser la hiérarchie plus que de mesure. Et de ne pas trouver de réponse. Toujours pas. Pourvu que la saucisse soit bien chaude, le pain rugueux et les frites massivement mayonnaisées, après ça on peut souffrir tranquille. J’apporte mes deniers à la TFC Enterprise pour me déculpabiliser de ce billet acquis par mégarde. D’autres n’en ont cure, tel ce groupe de petits vieux semblant avoir réservé les deux derniers rangs au cœur de la tribune. Ils débarquent à tour de rôle, souvent munis de leur sachet avec des sandwichs préparés à la maison. Un rendez-vous proche d’une réunion à la Maison du Scrabble en somme. Un petit moment de convivialité avant l’after Ruquier chacun chez soi. Pour ma part j’attends la venue de JM, un des rares toulousains « historiques » de mon entourage. Il possède lui aussi cet attachement inexpliqué à la maison violette.


19h50. Le speaker commence à égrener la composition des équipes. Passée celle des visiteurs, tout juste sifflotée par le club des papys des derniers rangs, on en vient à notre cher club dépassionné (« Mais l’absence de passion est quelque part une forme de passion » m’a démontré un jour de gloire un certain DP, dont nous reparlerons très vite). Annonce débutée bien entendu par le gardien de but : « Ali…Boucher ». Oui oui, je peux le jurer sur la prochaine plus-value financière du club, le speaker a dévoilé son appartenance au mouvement flibustier visant à reconsidérer le sort du soldat Ali Ahamada. (NDLR : après vérification des bandes audios de RMP, Jacques Breda, speaker du Stadium ne s’est pas trompé…Ce qui signifie que l’acoustique du stade, comme les écrans géants, demande à être repensée) Pas de quoi provoquer une érection de plus d’un quart de seconde, ce sera bien le Zach dans les cages. La garantie de voir des buts, me dis-je. On se console comme on peut.


Toujours pas de la faute à Boucher Madame la marquise…

 

Reste de la composition classique avec le trio défensif stable, hors suspension, depuis quelques matchs (Veskovac-Zebina-Spajic) et le quarté quinté + au milieu de terrain. Braithwaite s’est rappelé qu’il était blessé et cède à sa place à un Eden Ben Basat bien en cannes ces derniers temps.


Pas de quart d’heure d’observation, et même un TFC qui prend le jeu à son compte. Le ballon tourne allégrement et les Evianais ne voient pas le jour : « C’est le Barça ! » s’écrit un JM possédé. J’aurai plutôt dit le FC Nantes de 2001 pour ma part. Avec cet excès de collectivisme consistant par moments à amener le ballon jusqu’aux filets plutôt que de prendre sa chance. Serge Aurier illustre cet aspect rapidement en préférant le décalage incongru à la frappe alors qu’en position idéale (7’). Heureusement, les deux attaquants ne se font pas prier pour chercher à trouer les filets adverses. Ben Basat le premier (12’), mais une main traînante contrarie l’initiative. Mr Gautier, l’officiel, ne bronche pas. Il interviendra d’ailleurs rarement, ce qui contribuera au côté fluide et agréable de la rencontre. Pas de cet avis JM lâche « Mais c’est quoi cet arbitre ? Il laisse jouer quoi qu’il arrive ! ». Les contres visiteurs sont peu tranchants, mais Bérigaud manque d’ouvrir le score sur un malentendu (17’), un incroyable loupé alors qu’il se trouvait seul face à Boucher. Au cas où, ce dernier avait esquissé un plongeon du mauvais côté. Rassurant avant tout, c’est un principe. Même notre grand quotidien sportif saluait sa régularité à prendre des buts le jour du match à Rennes.


Mine de rien, l’ETG réamorce quelques actions inquiétantes. Il faudra cependant attendre la fin de la première mi-temps via Bérigaud, toujours lui (42’) pour que la peur change de camp. Entre temps, le duo Ben-Ben s’est procuré la plus grosse occasion du match (30’) : un tir lobé de l’attaquant israélien qui atterrit sur le poteau droit puis une reprise du franco-tunisien sauvée sur la ligne. Avec JM, nous n’avons pas forcément tout bien vu de ces péripéties et nous nous choisissons un poste d’observation stratégique pour la 2e partie de la rencontre. D’autant que les locaux vont attaquer côté virage Est, intégralement vidé pendant la durée des travaux pour l’Euro 2016. « Mais ils font quoi avec cette tribune exactement ? Elle en est toujours au même point j’ai l’impression » remarque JM. Interrogation à mots pesés qui aurait tôt fait d’en enflammer quelques-uns dans le contexte d’élections municipales. La capacité du Stadium n’excédera pas son potentiel actuel d’environ 35 000 places, il faudra s’y faire. Rénovation et non reconstruction. Point positif, le camouflet d’un stade aux deux tiers vides un week-end sur deux sera évité. On en restera au verre à demi-plein, ce qui est bien plus conforme à la politique du TFC.


La 48e minute voit l’impensable se produire : une parade en bonne et due forme de Boucher sur un tir de Rubben en angle fermé. Sans conviction je laisse échapper un « Bon, au moins il a su Boucher l’angle », saillie facile mais apparemment efficace sur l’assistance à proximité. Huit minutes plus tard, un numéro plus habituel de technicité nous est servi par Wissam Ben Yedder, habile crochet sur Hansen et tir au fond des filets malgré retour de défenseurs sur la ligne. 12e réalisation dans l’exercice 2013-2014 pour celui que certains s’empressent déjà d’envoyer au Brésil l’été prochain (alors qu’il a bien le droit de passer ses vacances où il veut, non mais). Dés lors on remarque que quelque chose déraille dans la belle mécanique toulousaine : le diesel Aurier ne monte pas en puissance comme à l’accoutumée, le milieu de terrain ne monopolise plus le ballon, Boucher n’a pas commis de boulette notable…Seul Sylla poursuit dans son registre d’animateur offensif occasionnel (au repli lui aussi occasionnel).

Les avertissements sans frais se succèdent (79’ par Benezet, remplaçant inspiré de Bérigaud, 83’ par un débordement de Wass sur l’aile droite). Coach Casanova montre d’ailleurs des signes d’énervement devant la passivité des siens. Entend-t-il conserver la 6e place virtuelle qui lui tend les bras (ex æquo en points avec le 5e Lyon, qui jouera et s’imposera le lendemain) ? Didot, pourtant impérial, cède sa place à Sirieix (87’), un 2e changement qui laisse aussi perplexe que celui de Ben Basat par Trejo un peu plus tôt (73’). Alors que Marseille s’est incliné plus tôt dans la journée contre Rennes, que Reims est parallèlement dominé à Bastia (rencontre dont un envoyé spécial me tient informé par SMS), le TFC va rester englué à sa très chère 8e place.


Sur un ballon anodin perdu sur un énième centre balancé par Sylla dans la surface adverse, les Evianais partent en contre (89’), tout en décontraction. À tel point que Nsikulu, entré neuf minutes plus tôt, est bientôt rattrapé par deux violets puis un troisième. Des revenants peu incisifs qu’il fixe à sa convenance avant d’ajuster une petite frappe croisée à la puissance minimale (pour ne pas dire niveau minimes). Pas de chance pour Boucher qui esquisse un plongeon de l’autre côté. « Non mais attends, ce n’est pas lui là, c’est la défense » me rétorque aussitôt JM. Pas le temps de contredire que nous frissonnons sur un dernier coup franc visiteur. Ouf, le hold-up n’aura pas excédé la caisse de la supérette du coin. Un micro-évènement me réchauffe le cœur à l’issue de la partie. Tandis que tous ses coéquipiers restent se lamenter dans le rond central, Ali Ahamada, sur le banc ce soir (belle promotion après plusieurs matchs en chausson) vient saluer le kop des Indians et balance deux maillots à leur destination. Son nom est même scandé par ce petit groupe d’irréductibles. Ravi de constater que l’amnésie ne touche pas tout le monde. Si elle était préméditée la manœuvre de l’ancien titulaire au poste de gardien est particulièrement habile. Je me réjouis dans le même temps des tacles humoristiques de fans fidèles du TFC sur Facebook, notamment les membres du groupe satirique nommé Jouer le maintien. Je n’en citerai que le plus parlant : « On est 5èmes, EUROPÉEN, Casa prend peur et fait rentrer Sirieix. L'action qui suit, on prend un but et on retrouve notre 8ème place ! Le boulot est fait, on a failli passer près de la catastrophe européenne ! ».


Une pensée toute municipale pour le classico

 

Car heureusement, en foot comme en politique, toute désillusion est susceptible de donner lieu à un débriefing plus savoureux qu’une victoire. Sur qui aurions-nous pu déverser notre bile si notre cher club avait su faire le job jusqu’au bout ? Pourvu que les dirigeants aient pu « entendre le message du public » au coup de sifflet final. Pourvu que son prochain remaniement en cours de rencontre ne provoque aucun déséquilibre et n’oppose pas ses joueurs les uns aux autres. Pourvu que les abstentionnistes forcés (Ahamada, Regattin) retrouvent la voie du terrain sous peu. Pourvu que les moutons noirs blâmant le manque d’ambition du club (Clément Chantôme à l’issue de la rencontre) soient recadrés au plus tôt. Pourvu que le tout se termine autour d’un burger constitué d’OGM du meilleur cru. Après une brève halte du côté de La Bodega, je m’éclipse du parvis du Stadium aux côtés de JM, DP, Double J et le surnommé The Kick. La marque américaine rouge et jaune ( NDRL : à présent verte et jaune pour jouer sur le côté soit disant écolo de l’entreprise) saura rassasier les veaux que nous sommes. Nous évacuons d’ailleurs vite fait le gâchis du soir pour dériver sur les enjeux des élections municipales du lendemain. Le Sud-ouest n’a jamais si bien maintenu ses mystères quant au renouvellement ou non de ses édiles du côté de Cugnaux, Montauban, Balma ou…Toulouse bien sûr. Je reformule mon invitation du lendemain à destination de DP et JM : une soirée télé autour du classico Real-Barça, agrémentée d’un focus sur les résultats du premier tour sur un deuxième écran. Occasion unique de mixer les émotions, certitude de voir Sergio Ramos en ballottage défavorable tandis que Jean-Marc Ayrault placera quelques frappes hors du cadre. Et d’imaginer Christophe Josse ou Grégoire Margotton dans un rôle de commentateurs politiques : « Ho là là Jean Claude Gaudin réeluuuu, ça fait 2-0 !!! », « On le disait épuisé, déconnecté des réalités, il vient d’apporter la meilleure réponseeeeee !! ». Un monde merveilleux où il n’existerait pas de Francis Gillot pour chipoter sur l’intérêt de jouer  les Européennes à fond. Ou d’Alain Casanova pour prétendre ne pas concourir à un mandat.

 

Classement à l’issue de la 30e journée

 

4e

SAINT-ETIENNE

51 pts

14

5e

LYON

48 pts

10

6e

MARSEILLE

44 pts

7

7e

REIMS

43 pts

-1

8e

TOULOUSE

43 pts

-3

9e

BORDEAUX

42 pts

2

 

Rappel matchs à venir des candidats à l’Europa Ligue

 

 

31eJ

32eJ

33eJ

34eJ

35eJ

36eJ

37eJ

38eJ

 

Lyon

Nice

Reims

Rennes

Evian TG

Montpellier

Nantes

Ajaccio

 

StEtienne

Valenciennes

Paris

Toulouse

Bastia

Marseille

Lorient

Nice

 

Sochaux

Ajaccio

Montpellier

Lille

Nantes

Lyon

Bordeaux

Guingamp

 

Lorient

Paris

St-Etienne

Sochaux

Nice

Evian TG

Ajaccio

Rennes

 

Ajaccio

Lille

Sochaux

Lyon

Montpellier

Nantes

Guingamp

Valenciennes

 

Nantes

Rennes

Ajaccio

Guingamp

Lille

Valenciennes

Marseille

Monaco

 

 

En verts clairs les matchs à domiciles, en rouge les déplacements.

Confrontations directes : Lyon-Saint Etienne (31e journée), Reims-Saint Etienne (33e journée), Toulouse-Lyon (34e journée), Marseille-Lyon (36e journée) et Bordeaux-Marseille (37e journée).

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